Mururoa atoll de la mort ! cruelle injustice au pays des droits de l’homme…

Alors que des milliers d’euros sont dépensés en Polynésie dans cette quête de l’absurde dénommée :”sur les traces de la pérouse”, la France par le biais des tribunaux de Polynésie refuse de reconnaître l’origine du cancer contracté par les anciens travailleurs polynésiens en poste à l’atoll de Mururoa, lieu d’expérimentation des essais nucléaires françaises débutés en 1966, et interrompu en 1995 grâce à une forte pression internationale sur les gouvernements français de l’époque qui se sont succédés, et qui ne s’embarrassaient pas de principes moraux, voir l’attentat perpétré contre le Rainbow Warrior en 1985, et qui a causé la mort d’un journaliste portuguais.

En dépit d’analyses pointues effectué par des organismes de contrôle non gouvernementale, dont les résultats font ressortir une zone totalement radio-active et qui le restera pendant des milliers d’années, nos dirigeants s’obstinent dans leurs mensonges en refusant de reconnaître la pathologie de ces hommes et femmes provoquée par les explosions de dizaines de bombes nucléaires à titre d’essais sans aucun soucis pour les hommes la faune et la flore, pendant que les britanniques et les américains effectuaient leurs essais nucléaires en utilisant la modélisation virtuelle sur ordinateurs sans danger, procédé que nos dirigeants et apprentis scientifiques de l’époque ne semblaient pas connaître ou ne maitrisaient pas. 

A la lumière de l’actualité on peut se demander s’il y a une France unie et indivisible ou deux Frances, celle des nationaux où l’état lance ses forces sans tenir compte du coup en terme humain ou financier à l’autre bout de l’Afrique pour libérer deux français natifs du territoire national, qui connaissaient les risques qu’ils avaient choisi d’affronter afin de se mettre un peu plus dans les poches. Alors que dans le même temps, il refuse de reconnaître le cancer contracté au service de la France sur cet atoll de la mort par des français natifs de Polynésie, qui demandent que justice leur soit rendu au même titre que les nationaux, qui ont obtenus justice dans les cas du charbon et de l’amiante. Pourquoi refuser de dépenser quelques misérables euros pour venir en aide à ces polynésiens qui ne demandent pas d’argent, mais une simple reconnaissance de leur maladie contractée en service, afin que les soins qui sont très lourds soient pris en charge par la nation.

Ces français de Polynésie qui ne bénéficient pas des mêmes droits que ceux du territoire national, ont été indûment trompé par la France en qui ils avaient confiance, et qui leur a caché volontairement les risques auxquels ils s’exposaient, car nos dirigeants de l’époque savaient très bien qu’une explosion nucléaire même souterraine tue, pas tout de suite mais dans le temps à petit feu avec les souffrances que l’on sait, et que la zone où a eu lieu ces explosions devient un champ de mort pendant des milliers d’années.

En fait tous ces renvois des tribunaux dans le temps, ne servent qu’à valoriser cette maxime : “et le combat cessa faute de combattants”, l’état attend la disparition de ces personnes afin de clore le dossier, quelle honte ! venant du pays qui a codifié la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, les polynésiens, néocalédoniens, réunionnais, mahorais, antillais, guyanais ne sont-ils pas des citoyens à part entière ? si ce n’est pas le cas que l’état dévoile son vrai visage et appose sur leur passeport français la mention “outremer” ou “ultramarin”, ç’aura le mérite d’être franc et direct au lieu d’être noyé dans un mensonge quotidien qui ne dit pas son vrai nom.

Devant la défection des tribunaux français de Polynésie qui ne semblent pas compétents…? il ne reste qu’un recours à ces hommes et femmes atteints dans leur chair et dans leur âme, reporter l’affaire devant la cours européenne de justice qui, espérons le portera un regard plus attentif sur leur détresse, et dont l’impartialité ne sera pas altérée, par l’actuelle présidence française à la tête de l’Union européenne.

Mefitah

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